Mercredi 21 au soir, je suis tombé dans un cauchemar. Après un petit malaise, je suis allé faire un contrôle à l’hôpital. Je pensais rentrer le soir même. J’ai été happé par le système, hospitalisé jusqu’au lundi suivant... et j’ai découvert le fonctionnement d’un monde que je ne connaissais pas du tout.
Des travailleurs motivés
Le formidable potentiel humain m’a frappé. A tous les niveaux, des personnes qui écoutent, qui sourient, qui se démènent. Plus que l’argent, ce sont les travailleurs qui sont gaspillés.
Des aberrations dans l’organisation
Parce qu’il faut être motivé pour travailler dans des dysfonctionnements plus que surprenants :
- manque de communication entre les services (dossier médical qui se perd, mauvaises transmissions d’ordonnances),
- décisions bloquées par des “professeurs” absents (j’en ai vu un une seule fois en cinq jours, 20 heures après mon hospitalisation, pour rien, si ce n’est servir de sujet d’examen à sa cour).
Avec pour conséquences :
- mutliples double-saisies (j’ai notamment mobilisé un médecin qui n’a fait que remplir un dossier et me donner un avis qui n’a pas été suivi par le médecin suivant : c’est cher pour remplir un dossier qui a déjà été saisi ailleurs...),
- temps d’attente inutiles,
- mêmes examens répétés (on m’a fait au moins 7 fois le même examen, j’ai vu 6 médecins différents et on a failli me faire passer 2 fois le même scanner en 2 jours si je n’avais pas alerté le service !),
- pertes de temps/machine (et les équipements coûtent cher).
Où sont les patrons ?
Aucune entreprise ne survivrait deux mois à de tels défauts dans l’organisation et la communication. Y a-t-il seulement des patrons à l’hôpital ?
Le management, c’est une vision, de la responsabilité, de l’autorité et de la communication. En interrogeant le personnel, j’ai compris que c’est cela qui leur manquait. Simplement cela qu’ils demandaient. En prend-on le chemin ?
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