Je suis en train de lire le livre de Thierry Libaert et André de Marco "les tableaux de bord de communication". Dans le premier chapitre, les auteurs présentent une étude de l"association Entreprises et Médias auprès des directeurs de communication. Elle traite des enjeux des outils de pilotage.
Parmi les 6 premiers enjeux, 3 concernent la justification du service communication en interne :
- renforcer la crédibilité de la communication dans l'entreprise (2°)
- justifier les budgets de la direction communication, voire de les augmenter (5°)
- justifier la rémunération du directeur de la communication et de ses équipes (6°)
Voilà qui en dit long sur le statut des services communication dans les entreprises. Egalement sur l'état d'esprit des directeurs de la communication : justification n'est pas pilotage. Et tant qu'à faire, s'il faut justifier, autant bidouiller le tableau de bord, de toute façon il n'y a pas de radar.
Si le service communication de l'entreprise ne considère pas que son action participe à l'amélioration de la performance de l'entreprise, qui le dira ?
Le plus grave est que cette enquête qui date de 2002 a été faite uniquement auprès de membres de l'associattion "Entreprises et médias", i.e. une association qui ne comptent que des directeurs de communication de très grosses structures ( aujourd'hui 109 membres : http://www.entreprises-medias.org/gene/main.php?base=1/6 ).
A noter aussi l'emploi du conditionnel employé dans la dernière phrase de l'encadré commentant les résultats de cette études : "La possibilité d'utiliser les indicateurs pour justifier la rémunération des communicants ne semblerait en revanche un enjeu prioritaire que pour une minorité des directeurs de communication" (p. 19)
Rédigé par : Jean-Pierre Prud'homme | 27 juillet 2006 à 08:28