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10 septembre 2006

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Voici les sites qui parlent de Etat des lieux, vision, ambition... action :

Commentaires

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Stéphane Bayle

Notre dépendance aux énergies fossiles est évidemment une préoccupation majeure à mesure que le peak oil se rapproche inexorablement. Mais il me semble que nous avons quelques raisons d'être optimistes en raison même de l'augmentation que l'on sait maintenant irréversible du baril de pétrole, en effet le marché des technologies propres est en train de se développer aux Etats-Unis à une vitesse que l'on ne soupconne pas en France. Notre anti-américanisme primaire nous empêche de voir l'effort de R&D dans les clean techs, j'en veux pour preuve le doublement de l'investissement de General Electric entre 2004 et 2001 (1) et la mise en avant par le NASDAQ d'un Clean Edge US Index qui permettra de suivre les sociétés "propres" cotées aux Etats-Unis. Ces entreprises sont celles qui sont engagées dans la production, le développement, la distribution et l'installation des technologies émergentes des energies propres comme le solaire photovoltaïque, les biocarburants et les batteries évoluées.
La lecture du rapport Clean-Energy Trends 2006 (2) est également un signe encourageant :
- For the first time in modern history, clean-energy technologies are becoming cost-competitive with their "dirtier" counterparts.
- Multinationals like Archer Daniels Midland, BP, GE, Sharp, and Toyota are partly responsible for stoking these technologies' aggressive growth, leading the way with billion-dollar divisions dedicated to solar, wind power, ethanol, and hybrid electric vehicles, among other technologies.
- Even America's Oilman, George W. Bush, seems to be warming to clean energy. In his 2006 State of the Union address, he declared what pretty much every other American already knew: the U.S. is "addicted to oil."

Récemment Arnold Schwarzeneger à engagé la Californie, sixième économie mondiale, à ramener d'ici à 2020 ses émissions de gaz à leur niveau de 1990. (3)

Tout cela pour dire que la fin du pétrole est une fantastique opportunité pour l'innovation. Au fait que se passe t-il en Alsace dans ce domaine ? Voilà un beau sujet de réflexion et d'action pour Optim-us !

(1) http://www.ge.com/en/citizenship/customers/markets/ecomagination.htm

(2) http://www.cleanedge.com/reports-trends2006.php

(3) http://www.lefigaro.fr/sciences/20060901.FIG000000026_en_californie_schwarzenegger_s_offre_un_mini_kyoto.html

Hervé Duclos

Tout le monde est conscient de ce réchauffement climatique.
Mais que donne t'on de concret aux particuliers pour faire avancer tout cela ?
Je ne trouve pas de sites ou de blogs, où l'on propose par exemple des petites voitures électriques pour moins de 10000€ pour conduire mes enfants à l'école et faire mes courses... Je suis obligé de prendre mon diesel qui consomme et que tout le monde sait qu'il pollue dans ces premiers kilomètres !
A quand des sites comparatifs qui listent ces produits qui feront avancer ce combat pour diminuer par 4 notre consommation d'énergie poluante ?

Stéphane Bayle

@Hervé : Tout comme les appareils électroménagers, les voitures vendus en France possédent une étiquette qui indique leur niveau d'émission de CO2. On ne peut donc plus dire "je ne savais pas" en achetant un gros 4x4 et ce d'autant plus qu'une nouvelle taxe existe pour les véhicules les plus polluants. Un crédit d'impôt est également prévue pour inciter à l'achat d'un véhicule dit propre.

http://automobile.nouvelobs.com/mag/Dossier/etiquette_energie/default.asp

Philippe Schoen

La dynamique est effectivement en route, mais bien trop lente. D'après Jancovici, c'est une question de proportion. Les énergies renouvelables (solaire, notamment) ne sont pas suffisantes et de loin pas, à pallier au pétrole. Les biocarburants non plus. Il n'y a pas de solution technique satisfaisante aujourd'hui.
L'addiction au pétrole est globale, elle ne touche pas que l'énergie, mais les matériaux, les médicaments, etc…
Aujourd'hui, contrairement à ce que dit Hervé, une infime proportion de gens sont conscients de notre situation. Moi, avant vendredi, je ne savais pas.
Je ne veux pas dire que la situation est déespérée, mais qu'elle est extrêmement grave et dangereuse. Il faut effectivement innover et sortir du cadre. Le problème est global, la solution est globale : culturelle, politique, économique, sociale... de l'innovation comme on aime, Stéphane.

@Hervé : n'attendez pas les autres pour changer. Si tout le monde attend que l'autre se bouge, personne ne bouge. Faites vos courses chez l'arabe du coin, emmenez vos enfants en bus ou en tram à l'école (et si ce n'est pas possible, déménagez, et si ce n'est pas possible, cherchez une autre solution). Ca vous coûte plus cher ? Ah oui, c'est vrai, c'est le prix à payer si vous ne voulez pas faire payer le solde à vos enfants.
Si nous consommons différemment l'offre changera. Moi je vends ma voiture, c'est décidé, et j'achète une C3 que j'utiliserai pour le stricte nécessaire. J'irai chez mes clients en train quand ce sera possible. Je me contrefous d'être un patron en C3.

Lanza

Tiens, j'aime bien ici, c'est sympathique.

Vous permettez que je vous aggrège ?

Sans pétrole

Jean-Marc Jancovici énonce clairement les faits dans son livre et propose d'amplifier ou d'anticiper les hausses des énergies fossiles avant de se réjouir des baisses en cours du Brent ou des nouvelles découvertes de réserves miraculeuses.

Et maintenant, comment les seuls citoyens convaincus peuvent-ils faire quelque chose ? Internet est sans doute un moyen de faire circuler les infos cachées.... globalement.

Quel candidat de 2007 a lu ce livre cet été sur sa plage ?

Jorkar

Le site que je conseille à tous: http://oleocene.org et manicore.com bien évidemment.

Jean-Pierre

j'ai du mal à vous comprendre, Philippe & alii !

Qu'est-ce monde qui semble avoir perdu le sens de la "TRANSITIVITE" ?.. En l'occurence, "on" voudrait innover (de manière intransitive) ; "on" voudrait communiquer (de manière intransitive).
"on" voudrait changer (de manière intransitive) : et ceux qui refusent le changement pour le changement seraient des gros cons...
Mais n'est-ce pas plutôt de l'art pour l'art que vous proposez, "art pour l'art" qui trouve son summum dans une sorte d'épuisement rhétorique sadien techno-logique. Plus on est de fous, plus on crée ! la maîtrise de la technologie et de la vitesse aidant, nous sommes passés des 120 journées à la 1/2journée ! Et oui, tout cela n'est pas sans rappeler le "chaosmos" sadien : "Il faut mettre de l'ordre à tout cela" ne cesse de répéter les instituteurs du château de Silling dans les "120 journées" !...

Quelques remarques toutefois :
C'est dans la solitude, l'éloignement physique, alliés à la transitivité de la "correspondance" que les choses ont été découvertes. Mais aussi quelque fois dans la proximité qui relève plus de l'énamoration que de la pure étrangeté.
Le grand malheur étant, selon moi, celui-ci :
C'EST AUJOURD'HUI LA TECHNIQUE QUI EST PREMIERE,.. LA FORME ET LA REPRESENTATION, ET NON PLUS L'ÊTRE ET LE CONTENU DES CHOSES ! (mais la critique de cela a déjà été faite : http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%BCnther_Anders
Plus :
Vouloir, vouloir innover à tout prix ne ménerait, nous dit l'histoire, assurément pas vers la création (oui, j'emploie le mot !) de choses nouvelles. L'auscultation des "allant de soi" ne se fait pas dans la "grégarité". Ce beau mot de Pascal " La vérité, oui ! mais à combien de pas !"
Pour faire court, et plus sagement, je me permets de vous renvoyer à deux ouvrages que j'affectionne :
- "Les découvreurs" de Daniel Boorstin
http://www.eyrolles.com/Sciences/Livre/9782221055878/livre-les-decouvreurs.php?xd=e1dd3aedc25722d185e63641b22c5349
- "Il était qept fois la révolution" d'Etienne Klein : http://www.eyrolles.com/Sciences/Livre/9782082103435/livre-il-etait-sept-fois-la-revolution.php

Stéphane Bayle

Ca bouge du côté politique, Ségolène Royal vient d'annoncer que le thème de l'après pétrole fera l'objet de débats à travers la France.

http://www.liberation.fr/actualite/reuters/reuters_france/204738.FR.php?rss=true

J'espère que les autres candidats s'empareront également de cette question.

Y. Balangier

Je souhaite seulement réagir à cette note :

"Jean-Marc Jancovici nous alerte que si nous ne modifions pas radicalement notre manière de penser et nos comportements (notre culture, en somme), l'arithmétique montre que la fin du monde est pour demain. L'arithmétique, les lois physiques ; pas un philosophe, un gourou ou un prophète. C'est une bonne raison pour relayer l'info."

Il y a de mon point de vue une certaine contradiction à promouvoir d'un côté une diction scientiste d'une éventuelle disparition de la planète (je ne mets pas en cause ici la "possibilité" que cela survienne mais le discours sur lequel cette affirmation s'appuie) et de l'autre promouvoir l'Act Tank.
L'argument présenté (une donnée scientifique) contient un double présupposé dérangeant : le premier est qu'une loi physique serait "au-dessus" de quelque chose (alors qu'elle n'est qu'une façon "historique" de dire le monde) et que de cette position elle aurait légitimité à émettre un discours de vérité, et le second que prophètes, gourous et philosophes (liste à laquelle il manque les poètes... tant qu'à faire) n'auraient vocation qu'à être postés par dessous à attendre que le vrai leur soit délivré, puis d'avoir le relayer une fois celui-ci énoncé. Cette vision qui a accompagné un certain type d'organisation sociale, économique, politique en Europe du XIXe au XXe siècle s'articule selon un schéma d'"ordre vertical" où une certaine forme de savoir (en l'occurence ici scientifique) pose comme existence du monde la définition qu'il en a et qu'il produit et reproduit en permanence, confondant l'un et l'autre en une seule réalité. Ce qui est dérangeant, c'est précisément que cette techno-science est en train de produire à la fois les dégâts que l'on constate (et dont l'on subit les conséquences) et la critique de ces résultats, "comme si elle n'y était pour rien", nous renvoyant à nous, pauvres incultes, la responsabilité d'avoir à changer un monde qu'elle-même a façonné...
Là où il y a problème (et où éventuellement il peut y avoir philosophie) c'est que l'objet "monde à sauver" (reste à savoir ce qu'est cet objet "monde" et comment on le définit ?) est précisément celui que des générations de scientifiques nous ont imposé comme "monde vrai", comme "objet de réalité" et comme "preuve de leur légitimité à y opérer". Ce que je veux dire par là, c'est que c'est strictement la même diction qui a construit ce monde et qui nous annonce aujourd'hui sa fin. Qu'on approche de la fin d'un certain monde (celui qu'a conçu cette diction) est possible ; que l'effondrement de ce monde ne soit que l'effondrement d'une "vision du monde" qui le met en un certain ordre est beaucoup plus probable.
Tout changement d'époque se caractérise par un changement des jeux d'outils conceptuels par lesquels se décrivent les choses, et par lesquels une certaine forme de pouvoir s'exerce sur elles. Deleuze je crois disait qu'une époque n'est remplie que des dicibilités qui l'ont composée. A partir de là, que la science annonce (par l'arithmétique ou par ce qu'elle voudra) que le monde se termine là où elle-même n'envisage plus sa propre continuité (en tant que discours mettant le monde en un certain ordre) autrement que selon un scénario apocalyptique ne démontre pas que cette prédiction est vraie, mais démontre que d'évidence le système de réalité proposé par la science moderne n'est plus apte à décrire son propre devenir.
"L'évolution de l'humanité est fondée sur les lois et calculs physiques" est typiquement le genre d'affirmation qui décrit le monde indépendamment de ce qui le forme, le constitue et le fait être ce qu'il est : les rapports sociaux qu'établissent les êtres entre eux. Dire le monde comme réductible à un ensemble de formules plus ou moins complexes est aller plus loin que le simple énoncé d'une "forme de vérité" : c'est poser la diction scientifique comme seule capable et légitime d'ordonner le monde (le rendre descriptible, dicible, et appréhendable en tant qu'objet). Or cette diction s'oppose précisément aux schémas sociétaux "horizontaux" qui ne sont pas, eux, générateurs de dictions mais d'actes sociaux. Le monde en tant qu'objet n'est pas ontologique : il est le résultat d'expérimentations. Il ne s'est pas créé "tel qu'il est" : sa disparition annoncée ici n'est jamais que la disparition d'une de ses dictions.
Réduire à l'angle étroit de formules mathématiques et de structures modélisables la complexité du monde social est opérer une sorte de basculement dans la perspective historique qui le forme, consistant à présenter une diction particulière (ici scientifique) comme aboutissement d'une pensée. Avancer, comme il l'est fait, qu'une formule est plus apte à "dire du vrai" qu'une pensée est oublier que le passage par la formule n'est qu'un moment de la pensée, et que cette pensée ne se résoud pas à l'une de ses productions. L'impasse dans laquelle la science se trouve là en tant que diction n'est que l'impasse dans laquelle elle s'est engagée en tant que lieu du non-social, dans un monde qui, lui, l'est pleinement.
Voilà une bonne info à relayer :-)

Jean-Pierre Prud'homme

Après cette pertinente intervention du cryto-deleuzien V. Balangier, je me sens moins seul ce soir par rapport à mes propos tenus naguère sur ce blog, Philippe & alii ! Moins seul (car le monologue participatif semble être aujourd'hui de plus en à la mode !), moins seul, disais-je, quant à m(on)a (op)position à ce ce que je vois poindre en vos propos et actes comme une nouvelle doxa* de l'innovation", en l'occurrence. Doxa qui chez Barthes disait le pire ** !! Eh oui ! La "vaccine" et le "ninisme" dénoncés par le même Barthes à l'époque me semble aujourd'hui joyeusement à l'oeuvre dans votre approche du monde.

Mais j'espère me tromper !

* - (qui,à la fois, chez les grecs disait le "consensus" et la "gloire" !).
** - (voir le § sur "l'arrogance" in "Roland Barthes par Roland Barthes").

Philippe Schoen

Formidable contribution, et je vous remercie d'éclairer la discussion de votre point de vue si pertinent. Et maintenant (je suis impatient de le savoir), que proposez-vous de faire ?

Stéphane Bayle

La blogosphère reste pour moi une source permanente d'émerveillement, comment ces deux immenses penseurs, Jean-Pierre et Y. Balangier, ont pu arriver là ? Je vous rappelle tout de même la question soulevée par Jean-Marc Jancovici : comment allons nous gérer la fin du pétrole ? Les questions épistémologiques ne font guère avancer ce débat, ouvrez un blog ailleurs pour cela, vos pensées méritent mieux qu'un commentaire dans un modeste blog.

Philippe Schoen

Ce n'est pas très "avocat de l'ange", cette remarque, Stéphane :)

Je comprends ton émotion, et je ne voudrais pas qu'il y ait plus d'incompréhension qu'il n'y en a déjà dans les notes précédentes. Il y a de la pertinence dans toute manière de voir. Il me semble nécessaire de les faire se rencontrer.

J'apprécie les "remises en question", je propose à chacun de ne remiser que les disqualifications.

Y Balangier

La fin du pétrole ce n'est pas un problème en soi, ce qui est un problème c'est celui d'un modèle socio-économique qui se retrouve incapable de garantir son devenir, ou du moins le devenir d'une partie de la population mondiale qu'il avait jusque là plus ou moins préservée. Soit ce modèle trouve une autre ressource de substitution, soit il risque de disparaître. Entre les deux se profile une solution intermédiaire beaucoup plus probable : exclure du partage des richesses un nombre significatif d'individus. Les fameux "millions de gens qui vivront de plus en plus mal" (nos enfants ou déjà nous-mêmes ?) rejoindront simplement les autres millions de gens qui vivent DEJA très mal. Très concrètement, que l'on passe d'ici quelques années de 10% de la population mondiale possédant 95% des richesses à 5% en possédant plus de 99% ne fera souffrir que 5% de cette population mondiale. C'est quand même peu, dans l'absolu...
Il n'est pas du tout épistémo-crypto-cynique d'envisager le problème sous cet angle : ce qui est en jeu c'est une certaine souffrance probable de personnes qui se croyaient jusqu'alors à l'abri. Que peut-on faire pour elles ? rien. Que feront-elles pour elles-mêmes ? c'est toute la question posée par ce blog.
La fin du pétrole est annoncée depuis la fin des années 70 et le réchauffement climatique depuis plus de 20 ans. (ça me rappelle la blague de Brecht : "quand on a emmené les tziganes, etc..." :-)
A partir de là deux solutions :
1/ se débrouiller pour être dans les 5% qui restent, par exemple en investissant dans les "R&D clean techs"
2/ essayer de préciser en quels termes théoriques opérants se poser cette foutue question.
Il me semblait ne pas être à côté du sujet, mais peut-être que je me trompe ?

Jean

Si vous êtes vraiment motivés pour avancer dans la recherche de solutions au problème du changement climatique (qui n'est pas le seul problème, n'oublions pas la biodiversité qui diminue, les océans qui se vident, l'érosion des terres arables, la pollution de l'eau, de l'air, des sols, etc...), je recherche des partenaires (c'est-à-dire des gens comme vous, si, si !) pour développer une organisation engagée dans cette voie: "O".

L'idée: les petits gestes dont tout le monde parle sont insuffisants, il est nécessaire de modifier plus en profondeur notre mode de vie, c'est à dire, entre autres, ne plus prendre l'avion, se passer de la voiture le plus souvent possible (le mieux étant de ne pas en acheter), changer ses habitudes alimentaires (moins de viande, de fraises en février, de raisin d'Afrique du Sud), habiter près de son travail et plutôt dans un appartement en ville, et moins consommer en général...

Rien d'impossible, et pourtant ces changements nécessaires sont très difficiles à accepter parce que contraires au fonctionnement actuelle de notre société, basé sur la production (et donc le travail, l'emploi, l'utilité sociale et le statut qui lui sont associés) et la consommation (et donc l'appartenance à un groupe social et la recherche du prestige) de biens et de services, ce qui s'accompagne toujours ou presque de pollutions diverses. Comme nous avons tous besoin de travailler et que nous voulons tous accéder à une certaine reconnaissance sociale, agir efficacement contre le changement climatique est très difficile, nous n'y arriverons pas si nous ne donnons pas de la valeur sociale (de l'estime, de l'admiration, de l'envie) aux conduites à tenir.

Objectif: renverser la vapeur en valorisant socialement ceux qui agissent de manière responsable (c'est à dire qui cherchent à minimiser leur empreinte écologique), essayer d'imaginer un mode de vie durable et accessible à tous et enfin, ce qui rejoint un peu le premier point, inventer d'autres moyens de cohésion et de valorisation sociale que le travail et la consommation, ou alors les orienter vers des activités environnementalement soutenables.

Si vous êtes intéressé, allez faire un tour sur le site suivant:

http://jean.chamel.free.fr/o

et n'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations en écrivant à contactero@gmail.com

Régis

Une estimation très optimiste prévoit une décroissance de la production de 2 % par an, conduisant à une production réduite de moitié dans 35 ans. Mais la réalité semble devoir être bien différente.
Avec une décroissance progressive de 1%, puis 2% ... 5%, nous aurions une production limitée à 80 % dans 12 ans et à 50 % dans 20 ans.

Les réserves de pétrole ont été surestimées, le volume des nouvelles découvertes est depuis longtemps inférieur à celui de la production, la décroissance de la production peut être très rapide comme le montre la Norvège, la Grande-Bretagne, l'Australie.

Les piles à combustible et les biocarburants sont des solutions illusoires.

A lire : http://travail-chomage.site.voila.fr/energie/fin_petrole.htm pour en savoir plus.

didier Barthès

Oui les livres et le site internet (manicore) de Jean-Marc Jancovici sont passionnants et je crois très exacts dans leurs analyses comme dans leurs conclusions

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