Dans une précédente note, j'avais présenté quelques exemples d'interfaces "sensorielles". Tout ça était bien joli, me disais-je, mais pourquoi faire ?
Voici un usage bien utile : comment enseigner facilement les mathématiques ? Le plus drôle, c'est que la vidéo est enregistrée sans son : la démonstration est compréhensible malgré cela.
On peut imaginer des usages en calcul, en géographie, en histoire, etc… toutes les matières de culture générale.
L'intérêt est double :
- fascination de l'écran (tous les moyens sont bons, à mon avis, pour élever le niveau de culture générale des jeunes)
- puissance pédagogique : intégrer la visualisation et le mouvement favorise la compréhension de certaines matières (en particulier les abstractions)
A quand l'équipement du smart-board dans les écoles des quartiers dits "sensibles" ?
C'est fort, vraiment très fort...
A l'horizontal ça ferait un super plan de travail pour Photoshop par exemple, à la place de la traditionnelle tablette graphique !
Rédigé par : Marc | 06 décembre 2006 à 23:15
"A quand l'équipement du smart-board dans les écoles des quartiers dits "sensibles" ?"
Mais les élèves seront-ils vraiment plus attentifs ? Passés la découverte du TBI (tableau blanc interactif), l'aspect ludique, leur intérêt ne retombera-t-il pas ?
D'après différents échos et retours d'expériences provenant d'enseignants en simple.
En outre, ce genre d'outils favorise les cours type cours magistraux, avec peu d'interventions des élèves. Or, nous sommes actuellement dans une période pédagogique où l'élève "construit son propre savoir"...
Il y a donc toute une réflexion à mettre en place pour que le TBI ne soit pas juste un gadget de plus... mais pour qu'il s'intègre parfaitement dans un projet éducatif innovant.
Autrement, je suis tout à fait d'accord avec vous sur les multiples intérêts que présente cet outil et sur les nombreuses utilisations envisageables.
Rédigé par : AnneC | 07 décembre 2006 à 00:36
Oups, une partie a disparu... Lire :
D'après différents échos et retours d'expériences provenant d'enseignants en lycées difficiles, la réponse à ces questions n'est pas simple.
Rédigé par : AnneC | 07 décembre 2006 à 00:42
@ marc : oui, photoshop, voire in-design, une sorte d'outil de création collectif. Voir aussi, dans le même genre :
http://www.youtube.com/watch?v=xUAnwbooNOs
@ anne : c'est vrai, vu comme ça, ça favorise les cours magistraux, j'avais pas vu. Il faudrait imaginer des cours participatifs, où les élèves puissent "toucher" l'écran, un travail collaboratif. Comme ce à quoi me fait penser Marc : un écran où c'est le groupe qui crée.
C'est une question d'usage de l'outil. J'imagine que pour qu'il soit utile, il faut penser le déroulement du cours différemment.
C'est sûr que c'est pas simple...
Rédigé par : Philippe Schoen | 07 décembre 2006 à 07:17
@ Philippe : j'avais cette vidéo en tête :
http://www.youtube.com/watch?v=rmlIx6SHTGo&eurl=
Je veux le même !
Un écran où c'est le groupe qui participerait à la création du cours... ça ressemblerait à de l'enseignement 2.0 ;-)
Rédigé par : Marc | 07 décembre 2006 à 11:52
Oh la. Superbe, ce plan de travail. Quand j'ai démarré dans les métier, il y a 25 ans (eh oui...) on travaillait un peu comme ça, mais avec de la chimie, de l'encre de chine, des cutters.
Ca me plait bien, cette possibilité de zoomer, faire des calques, bref toutes les fonctionnalités photoshop, et retrouver le mouvement du desssin..
Merci, Marc, ta remarque sur l'enseignement 2.0 m'a permis de découvrir ce post :
http://www.groupereflect.net/blog/archives/2006/09/enseignement_20.html
Qu'on me dise encore que c'est la fin du travail...
Rédigé par : Philippe Schoen | 07 décembre 2006 à 13:24
@ Marc : Impressionnant !
@ Philippe : Merci pour le lien. Il présente clairement le décalage entre l'institution scolaire et la vie quotidienne des jeunes...
En effet, encore beaucoup de travail en perspective. Mais le bon côté des choses, c'est qu'au niveau pédagogique, l'idée de l'apprentissage par letravail collaboratif, par des études de cas... commence à prévaloir. Après, tout reste une question de budget...
Rédigé par : AnneC | 07 décembre 2006 à 17:55
De budget, mais aussi de formation de formateur? (bon, ça peut se résumer au budget aussi, mais pas seulement, les structures existent)
Rédigé par : Philippe Schoen | 07 décembre 2006 à 18:42
Demander à l'éducation nationale de s'adapter en temps réel aux "nouveaux usages" des étudiants, ce n'est pas un peu utopique ?
Il y a 2 ans, les blogs on n’en entendait presque pas parler et dans 2 ans on n’en entendra peut être déjà plus parler. Il faudrait donc que l’éducation nationale intègre des nouvelles méthodes pédagogiques, ici issues du web, tous 2 à 3 ans… ce n’est pas impossible mais je n’y crois pas trop…
J'ai une expérience en développement d'un projet e-learning (pas 2.0 mais disons 1.5, si je peux me permettre) pour une université et l’accueil a été particulièrement…froid et pourtant le projet était intéressant et fonctionnait parfaitement.
Rédigé par : Marc | 07 décembre 2006 à 19:20
C'est vrai qu'un souris va plus vite qu'un mammouth. La formation est portée par des entreprises privées et des associations, aussi.
Mon agence est organisme de formation. On est en train de s'intéresser à cet outil.
Rédigé par : Philippe Schoen | 08 décembre 2006 à 10:36
Tiens, tiens… je vois que nous avons des centres d'intérêt en commun.
Rédigé par : Pierre Vandeginste | 11 décembre 2006 à 19:40
Comme toujours, effectivement, l'éducation nationale a un mal fou à se rénover et à innover...
Maintenant, la nouvelle génération d'enseignants sera "digital native"... Donc il faut garder espoir !...
Rédigé par : AnneC | 12 décembre 2006 à 21:07