On améliore que ce qu’on mesure. Il faut encore et toujours rappeler cette règle de bon sens, tellement l’exercice est difficile.
Une étude toute simple illustre les grands effets de cette petite règle. Une équipe de recherche des Universités Standford et du Minnesota a étudié l’impact de l’utilisation d’un podomètre sur un programme de marche.
Les participants qui portaient des podomètres ont marché en moyenne 10 kilomètres de plus par semaine, soit 27% de plus que les participants qui n’avaient pas de podomètre. Le podomètre est un facteur de motivation.
Cette étude a beaucoup intéressé les services de santé américains, puisque ce petit changement pouvait induire une réduction significative des accidents vasculaires et une amélioration de la santé en général.
Dans un autre ordre d'idée, SONY n’a pas attendu cette étude pour proposer des « music-pacers » , lecteur mp3 qui choisit la musique au rythme de votre course (voir photo).
Pourquoi ne mesure-t-on pas tout ce que nous voulons améliorer ? De mon point de vue, parce qu’on ne prend pas suffisamment le temps de définir un indicateur pertinent, simple et compréhensible.
Il y a d’autres raisons, liées au décalage entre la norme et une situation nouvelle. Par exemple, on sait depuis les années 1980, voire avant, que le PIB est un très mauvais indicateur de la « richesse » d’un pays. C’est encore plus criant aujourd’hui, où la lutte contre les méfaits de la croissance à l’ancienne (pollution, coûts des pénuries, guerres, par exemple) participent… à la croissance du PIB.
Le premier devoir d’un publicitaire (ou un « communicant », comme s’il y avait des « non-communicants ») devrait être de vérifier la validité d’un indicateur et de savoir le faire partager.
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