Lundi matin, attendez-vous à animer une réunion poussive. Et mettez-vous dans la tête que ça va durer… Le changement d’heure entre samedi et dimanche nous fera perdre une heure de sommeil. Et nous le payerons pendant des mois.
Une étude financée par un projet de la Commission Européenne montre que nous nous adaptons très bien :
- aux rallongement et raccourcissement du jour pendant l’année
- au changement d’heure positif (dormir une heure de plus)
Mais qu’on ne s’adapte absolument pas à un changement autoritaire de l’heure avancée.
Les moralistes penseront que c’est parce que nous sommes de gros fainéants et qu’il n’y a qu’à résoudre ça avec la bonne vieille injonction « veux pas le savoir, zaviez qu’à vous coucher plus tôt »….
Las, les scientifiques nous disent que non, même au fouet, ça ne remettra pas nos collaborateurs dans le rang avant plusieurs semaines, surtout les « oiseaux de nuit ».
Conclusion : rien ne vaut le rythme naturel et le laissez-faire.
Je me souviens que cette invention de l’heure d’été et d’hiver était destinée à économiser du pétrole. Elle date de l’époque Giscard d’Estaing, sorte de septennat des Lumières où tout problème, technique, humain, électoral, pouvait se résoudre avec des polytechniciens. Peut-être faut-il revenir à plus de raison et moins de rationalité ?
En tout cas, pour la réunion d’équipe de lundi matin, je proposerai peut-être à mes collaborateurs de faire la sieste pendant une heure ? Ou alors d’aller dehors, pointer le nez au ciel et regarder le jour se lever ?
Le projet Euroclock
Abstract de l’étude
Synthèse par les auteurs de l’étude


