En ce moment, je lis « les thérapies comportementales et cognitives pour les nuls ». Ca faisait longtemps que je voulais connaître les principes des TCC. Je me demandais si ça pouvait m’être utile dans mon rôle de consultant en communication.
La collection « pour les nuls » est vraiment bien faite : le langage est simple, c’est clair, vite lu et pédagogique. Les premières pages ont montré une filiation évidente avec l’approche psychologique systémique (Palo Alto, Orientation Solution, notamment), dont je me sers dans mon travail.
En particulier, j’ai retrouvé le modèle PEC (Pensée, Emotion, Comportement), que François Balta m’avait enseigné dans le cadre d’une formation aux entretiens orientés solution. Le PEC est l’état d’équilibre interne d’une personne entre ses pensées et croyances, ses émotions et ses comportements.
Parmi les caractéristiques du PEC :
- il y a des interactions systémiques entre les pensées conscientes (ou «croyances), les émotions et les comportements,
- pour François Balta il est impossible pour l’autre de connaître la pensée et les émotions de la personne. On ne peut constater qu'un comportement.
Appliqué à l’entreprise, le PEC est un outil intéressant de communication du management :
- la pensée sont les croyances (vision, valeurs, modèle économique, modèle d’organisation) de l’entreprise
- les émotions sont l’ambiance (ou la résultante de toutes les émotions des collaborateurs)
- les comportements sont les actes et les relations entre l’entreprise et son environnement (clients, fournisseurs, riverains, partenaires…)
Ce qui me semble particulièrement pertinent :
- l’ambiance et les croyances ont un effet évident sur les comportements de l’entreprise. Cela explique notamment le projet Perfambiance (la performance par l'ambiance de travail), d'un de nos clients.
- les croyances et l'ambiance sont intimement correllées. Une mauvaise ambiance sera interprétée en fonction des croyances. Si les croyances de l'entreprise sont décalées en fonction de la réalité (les événements extérieurs), cela se ressentira sur l'ambiance de l'entreprise.
On pourrait dire qu'une entreprise qui a les structures pour s'adapter ou être proactive n'est pas forcément gagnante. C'est une condition nécessaire, mais pas suffisante. Encore faut-il que la réaction émotionnelle de l'entreprise à une situation extérieure (d'échec, comme de réussite) soit adéquate.


