Je crois que toute communication du changement doit être structurée autour de l’indicateur :
- il est simple (lisible, accessible, compréhensible, mis à jour facilement) : en cela il est central puisqu’on peut s’y référer en permanence et rapidement,
- il fait partie du système de croyances pour être motivant.
En tant que chef d’entreprise, je suis bien placé pour en voir les effets. D’ailleurs, je suis très mauvais, là-dedans : je n’ai jamais trouvé le système d’indicateurs qui correspondent à ma vision de mon entreprise.
Une analyse parue il y a quelques temps dans le Journal of the American Medical Association illustre bien la performance de l’indicateur :
Une équipe des Universités de Stanford et du Minnesota ont analysé les résultats de 26 études sur l'utilisation du podomètre impliquant 2.767 participants.
Ceux qui ont utilisé un podomètre pendant 18 semaines ont marché en moyenne 10 kilomètres de plus par semaine et perdu 0.4 points de leur indice de masse corporelle. Les participants qui avaient défini des objectifs et qui ont tenu des journaux sont ceux qui ont réalisé le plus de progrès.
On voit bien ici la complémentarité entre indicateur – objectif – croyance. Le partage de la croyance est, à mon avis, obtenu par la tenue du journal : il permet à l’auteur du journal de « commenter » (au sens de méditer, mais aussi de témoigner) l’indicateur, de l’inscrire dans son chemin dans le monde.
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