Mon équipe anime de plus en plus de méthodes participatives (World Café, OpenSpace et autres non-conférences, pédagogie active, ainsi que cette nouvelle initiative, DoLectures, dont m'a parlé Alex Gaudin il y a peu...). Les résultats sont toujours excellents :
- les participants en ressortent motivés (il s'approprient le travail et sont prêts à agir)
- les idées (actions, propositions, engagements, etc...) sont toujours nombreuses et exploitables
- le temps nécessaire pour produire ces idées est court (on mobilise peu de ressources pour un résultat très important)
Le suivi indispensable des rencontres participatives
Une condition nécessaire à la réussite de ces méthodes est le suivi des propositions d'actions par le management. Sinon, il y a un effet déceptif.
C'est notamment ce que j'ai vécu avec les BarCampAlsace ou le WorldCafeEnvironnement : je n'avais pas mesuré l'importance du temps nécessaire au suivi. Et il y a eu un essoufflement de la dynamique.
Rencontres participatives et développement durable
Grégoire m'a proposé récemment d'utiliser les méthodes participatives pour mettre les citoyens en situation d'agir pour changer rapidement nos comportements environnementaux. Il me rappelait pour cela, le travail pédagogique énorme de Lester Brown.
Je suis certain que cela peut s'intégrer utilement dans un plan de communication, avec ces objectifs :
- faire prendre conscience que nos comportements (en matière de consommation, et de rapport avec les autres) nous mène à terme (dans le siècle) dans une impasse.
- faire émerger des actions (individuelles et collectives) et éviter le pire
- créer une motivation au changement, une envie d'y aller
L'exemple du Grenelle de l'Environnement
C'était, je crois, exactement ce qui s'est produit avec le Grenelle de l'Environnement. Avec d'énormes moyens et un véritable accompagnement des décideurs. On peut critiquer l'image, la méthode et le traitement des résultats, il n'empêche : c'est un exemple unique de communication participative sur le sujet.
On peut évidemment refaire. Mais avec quels moyens ? Quel suivi ? Qui est légitime pour piloter ? Et surtout, avec qui ?
Former les associations aux méthodes participatives
Le Grenelle de l'Environnement est passé, mais beaucoup d'associations font ensemble, sur le terrain et en permanence un formidable travail de sensibilisation.
Le plus performant serait à mon avis de former les associations qui le souhaitent à des méthodes participatives, destinées à convaincre au-delà de leur membres déjà convaincus, ou pour partager des bonnes pratiques.
Bonsoir,
Comme je sais que les problématiques environnementales t'intéresse, notamment la question de la mobilité, il y aura une table ronde "Mobilité, territoires, cadre et qualité de vie" lors des 1ères Assises de la recherche pour l’ingénierie durable à Nancy les 24 et 25 septembre.
Le programme est disponible :
http://www.ingenieriedurable2008.fr/programme.htm
Voilà pour l'information...
Rédigé par : Loïc Fejoz | 16 septembre 2008 à 16:22
Merci, Loïc. Hélas je serai en congé à ce moment-là. Mais ça m'intéresse.
Rédigé par : Philippe Schoen | 16 septembre 2008 à 21:07