J'aime bien ce mot, apocalypse. Parce qu'il représente assez bien notre époque d'insuffisance et de suffisance, sous différents aspects.
Premièrement : l'apocalypse, c'est pas ce qu'on croitQui se prend encore la peine de se référer à l'étymologie du mot ? Alors on va dire, sans réfléchir : apocalypse ? peuh... allons, ayez la positive attitude, monsieur Schoen.
Voici : apocalypse vient du grec ancien apokaluptein (découvrir, révéler), plus précisément apo- (négatif) et kaluptein (voiler > cacher). L'apocalypse, c'est le dévoilement, la révélation. C'est, si on veut, la refus (négation) du caché. Une prise de conscience. Je ne suis pas un fervent croyant de la positive attitude mais voilà, l'apocalypse n'a rien de négatif.
Deuxièmement : l'apocalypse, c'est pas le bout du mondeLe sens figuré d'apocalypse, évidemment, tout le monde connaît. La cataclysme, la fin du monde. Pour moi, oui, on y est. Non pas la fin du monde, évidemment, mais la fin d'un monde. Enfin, disons que je souhaite la fin d'un monde, puisque dans le cas contraire, la fin du monde est pour demain.
Dans 50 ans, nous n'aurons pratiquement plus de pétrole, le dérèglement climatique n'est pas contrôlé, l'arrogance, la cupidité et l'égoïsme des hommes de pouvoir sont toujours aussi vivaces, dangereuses et crétins que du temps des totalitarismes des siècles précédents. Et par bonheur, il y a beaucoup de gens autour de la planète qui n'ont pas du tout envie de se laisser faire.
Pourquoi ce blog ? Une petite contribution à l'utopie
Alors préparons-nous à ce que ça secoue... préparons-nous à la fin d'un monde. D'ailleurs, tiens, l'étymologie de "cataclysme" est... inondation, déluge. Prêt pour une nouvelle alliance ?
J'ai quelques convictions :
- le monde (humain) va changer radicalement dans les trente années à venir
- on commence à en entrevoir (le voile se lève...) les contours (redoutés, au fil de l'eau, imaginés)
- des pensées, des idées nouvelles émergent, elles ne sont jamais là où on les attend, elles ne sont pas "bonnes" ou "mauvaises" a priori
- l'humanité est menacée de nouveaux totalitarismes, appuyés comme par le passé, par un langage totalitaire
- la communication (au sens du partage d'une vision du monde à travers le langage, l'information, les émotions et les valeurs) est l'enjeu majeur d'un monde meilleur (ou pire)
Je n'ai que l'ambition de relier ce qui se trouve à ma portée, en tirer quelques hypothèses, conclusions ou questions et les partager avec vous.